Mercredi 5 septembre 2007
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3 – Mouvement annexe induit : Déplacement de translation du Soleil .
Le plus fabuleux et le plus vertigineux, le dernier décrit ici, ce onzième mouvement n’est pas dû à la Terre en elle-même. Il s’agit
du formidable voyage intersidéral qu’effectue notre Soleil dans son mouvement de translation.
Notre étoile à un mouvement propre et, de ce fait entraîne la Terre ainsi que tout le Système Solaire, avec lui dans son déplacement.
Le Soleil s’enfuit vers la constellation d’Hercule à la vitesse de 20 kilomètres par
seconde ; soit un voyage de 630 millions de kilomètres par an. Nous venons de la région du Grand Chien et nous
voguons vers Ksi Her ; vers un point nommé l’apex solaire.
Ce mouvement du Soleil a été découvert par William Herschel en
1783 par l’observation systématique de plusieurs étoiles repères.
Pour prendre un exemple simple, imaginons la Terre dans un train. Celle-ci vient d’une gare et va vers une autre. Le paysage défile en sens
inverse de sa route vers sa destination. Et bien c’est exactement la même chose que l’on observe parmi les étoiles. Sur de longues échéances certaines sont fixes, mais la grandeur angulaire de surface de leur constellation diminue. D’autres, fixes également, voient au contraire la surface
angulaire de leur constellation augmenter. On s’éloigne et on s’approche. Les étoiles à côté ont toutes un mouvement de translation vers l’arrière et toutes de la même distance angulaire
(indépendamment de leur mouvement propre personnel). Pas de doute donc, le Soleil avance.
Par ce fait notre orbite, déjà bien perturbée la pauvre, plutôt que de
décrire gentiment son ellipse, fait plutôt penser à une sorte de vis sans fin ou de ressort.
La course solaire ne s’effectue pas dans l’axe du pôle de l’écliptique, mais selon un angle de 37° environ de celui-ci, et est indépendant de notre rotation
galactique.
Quelle merveille que ce voyage. Où nous emmène-t-il ? Aux confins de notre galaxie ? L’humanité le saura-t-elle un
jour ?
..ooOOOoo…
La description des onze mouvements principaux de la Terre, notre mère planète, s’achève ; mais avant de vous laisser à vos réflexions , attardons-nous encore
quelques instants sur toute une série de mouvements qui influencent aussi nos existences. Visibles ou invisibles ils sont et font partie de notre voyage et l’humanité ne pourra que les subir
jusqu’à la fin des temps.
Ils sont de deux catégories : les mouvements induits par la Terre elle-même en tant que sphère vivante et les mouvements de provenance
extérieure.
La Terre, est-il besoin de le rappeler, est une planète vivante et en constante évolution. Depuis 4,5 milliards d’années environ elle n’a
cessé d’évoluer. Sa formation est constamment modifiée par sa structure interne et les mouvements
qu ‘elle engendre.
Les mouvements telluriques du manteau, de la croûte et du noyau
interagissent et perturbent la position axiale et la rotation de la Terre. Il est vrai que ces mouvements n’ont
pas une grande influence sur notre déplacement dans l’Univers, mais ils suffisent à décaler l’angle de rotation et à ralentir celle-ci.
On observe également aujourd’hui un inversement des pôles magnétiques dû certainement à des
mouvements internes du noyau solide sans en connaître trop les conséquences.
Les phénomènes météorologiques, fortement perturbés par les
différents mouvements principaux, amènent eux aussi à un ralentissement général de notre rotation.
Plus encore les effets de marée entre la Lune et la Terre et, dans une moindre mesure, entre le Soleil et la Terre ralentissent notre globe dans sa rotation. Les mouvements liquides (étant en général à l’inverse du sens de rotation) et les effets Coriolis font décroître la vitesse
initiale de rotation. La Terre tournait en 18 h 00 sur elle-même il y a 2 milliards d’années environ.
Nous l’avons vu précédemment, le Soleil s’enfuit parmi les étoiles de notre galaxie, et qui a elle aussi son mouvement propre. La Voie Lactée est en rotation sur
elle-même emmenant le Soleil dans course ainsi que la Terre à fortiori. La vitesse de rotation est estimée à 268 kilomètres par seconde ; il faut donc 230 millions d’années pour effectuer
le tour de la galaxie à la position du Soleil. La Terre a donc fait depuis ses débuts plus d’une quinzaine de rondes galactiques.
Notre galaxie est en interaction avec ses deux galaxies
satellites principales et engendrent donc toutes les trois un mouvement d’équilibre barycentrique. Elle s’enfuit de
même que toutes les autres galaxies selon l’expansion universelle. Alors que la preuve de la réalité de cette
fuite (et de l’expansion en général) se précise ; encore faut-il savoir à quelle vitesse et vers où. Que réserve la future rencontre entre la Voie Lactée et la Grande Galaxie d’Andromède dans 4 milliards d’années ?
Tout ceci pourrait faire l’objet de moult études à elles seules. Mais le plus dangereux reste peut être à venir. Un mouvement de la Terre
pourrait survenir bien plus tôt par un grand choc avec un astéroïde ou une comète. Qu’en serait-il de notre
Terre alors : décalage axial majeur, déplacement orbital, destruction finale… Qui sait…
..ooOOOoo…
Conclusion
L’homme n’est qu’une petite part de l’Univers et sa Terre un bien petit vaisseau spatial. Même s’il a compris beaucoup de ce qui concerne son
voyage ; celui-ci, par de nombreux points, reste obscur.
Notre promenade spatiale semble se dérouler tranquillement, et c’est tant mieux. Le vertige est prêt à nous gagner à y regarder de plus près
dans notre compréhension de la Terre. A l’échelle humaine celle-ci paraît immuable, alors qu’à celle historique de notre Système Solaire, elle nous semble chaotique.
Le chaos n’est-il d’ailleurs pas la règle dans cet Univers si diversifié et tellement méconnu ? Tout est observé et tout reste à
apprendre.
Ces onze principaux mouvements terrestres sont la partie la mieux connue de notre voyage, ils semblent facile d’approche mais l’équilibre est
précaire. Au gré des rencontres possibles, tout serait à revoir.
Rotation, révolution, décalage axial, variation précessionnelle tout ceci ouvre encore beaucoup d’interrogations et amène à ce qu’en a tiré
l’humanité de plus curieux encore : le temps et ses notions.
Secondes, minutes, heures, années-lumière : la mesure du temps découle des mouvements de la Terre et de l’observation qu’en a eu
l’homme… Mais le temps est-il universel ?
..ooOOOoo…
Cet article est le dernier d'une série commencée : ici.